Colloque international « Fribourg-Paris-Nova Friburgo. Grégoire Girard et les pédagogies atlantiques » 7 & 8 septembre 2018, Université de Fribourg (Pérolles)

Ce colloque international inaugurera les recherches scientifiques du Cercle d’études Grégoire Girard / Forschungskreis Gregor Girard. Il aura pour objectif d’analyser les circulations transatlantiques de la méthode mutuelle pour mieux cerner la déclinaison élaborée par le Père Girard. Le pédagogue fribourgeois s’est constamment nourri d’expériences pédagogiques en circulation. Son œuvre, comme celles des pédagogues de son temps, s’est façonnée à partir d’emprunts. Les circulations de savoirs pédagogiques étant à cette époque particulièrement denses, il s'agira d'éclairer les dynamiques et les processus circulatoires dans l’espace transatlantique. Le programme de ce colloque se trouve sur www.cerclegregoiregirard.ch 

Délai d’inscription : 30 juillet 2018 – entrée libre sur inscription cerclegregoiregirard(at)hotmail(dot)com

Science & Dissent Workshop, Université de Genève, 1-2 juin 2018

The goal of this two days workshop, at the University of Geneva, June 1-2, 2018, is to explore the history and current workings of public participation in the production of scientific knowledge as a form of civic and political dissent. Individual citizens and grassroots organisations have long produced and analyzed scientific data about their health and their environment to support social and political dissent. In this workshop, we will explore the history of science and dissent, focussing on the multiple social, political, and epistemic dimensions of the production of knowledge outside of scientific institutions.

Personne de contact:

Gabriela A. Sanchez

Science and dissent cover

PROGRAMME

FRIDAY, JUNE 1st

14:00 – 14:30
Welcome and Introduction

14:30 – 15:30
Collaborative Dissent: Civic Chemistry at the Dawn of Organized Public Health
Melanie A. Kiechle | Virginia Tech, United States
Science, Technology and Protests in Grenoble since 1950s
Thomas Lerosier | Université Grenoble Alpes

15:30 – 16:00
Coffee break

16:00 – 17:30
Knowledge Swaraj: Public Participation and Citizen Science in India
C. Shambu Prasad | IRMA, India
Critics of Science and Medicine in India in the 1970s and 1980s. People’s Science and People’s Health
Mathieu Quet | IRD, France & JNU, India
Plastic Speculums and Geiger Counters: Gender of (Did)Embodied Knowledge in 1970s Protest
Bruno J. Strasser | University of Geneva, Switzerland

17:30 – 18:30
Discussion day 1

SATURDAY, JUNE 2nd

9:00 – 10:30
The New Technocracy: Scientific Dissent and New Forms of American Governance
Kelly Moore | Loyola University, United States
Expert networks and networks of expertise: the epistemic politics of Argentina’s pesticide conflict
Florencia Arancibia | National Scientific and Technical Research Council, Buenos Aires, Argentina
Scott Frickel | Brown University, United States
Do We Need a People’s Critique of the Anthropocene?
Frank Uekötter | University of Birmingham, United Kingdom

10:30 – 11:00
Coffee break

11:00 – 12:30
Independent? Yes. Expert? Perhaps! Political lessons from NGO activism in the French Nuclear Energy Sector
Sezin Topçu | EHESS, France
Activism Mobilising Science: Socio-Environmental Conflicts as Drivers of Activist-Scientist Alliances in the Uranium Mines of Nigeria and Namibia
Marta Conde | Universitat Autoònoma de Barcelona, Spain
Selling the City: Activist Professionals and the Transformation of Community Development
Apollonya Porcelli
, Aaron Niznik, and Scott Frickel | Brown University, United States

12:30 – 13:30
Lunch

13:30 – 14:30
Making as Dissent: The Performance of Producing Pharmaceuticals in Hackerspaces
Gabriela A. Sanchez | University of Geneva, Switzerland
The politics of Data in the intersection between Hacker Culture and Citizen Science
Christopher Kullenberg | University of Gothenburg, Sweden

14:30 – 15:30
Discussion day 2

15:30 – 16:00
Coffee break

16:00 – 17:00
Round Table
Shannon Dosemagen | Public Lab, United States
Muki Haklay | University College London, United Kingdom
C. Shambu Prasad | IRMA, India
Kelly Moore | Loyola University, United States

17:00 – 17:30
General discussion and concluding remarks

L’histoire européenne contemporaine à l’ère numérique: sources, méthodologies, critique. Université de Lausanne, 4 juillet 2018.

Fruit d'un partenariat regroupant l'Association internationale d'histoire contemporaine de l'Europe, les Universités de Luxembourg et de Lausanne, ainsi qu'Infoclio, la journée sera rythmée par trois modules thématiques qui mêlent constitution de vastes corpus numériques et mobilisation de nouveaux modes de recherche et de visualisation. Dans chaque module, ces interventions seront mises en perspective par un·e discutant·e à partir de ses propres pratiques permettant d'ouvrir le débat avec les personnes présentes.

Le programme se trouve ici

Contact:

Raphaëlle Ruppen Coutaz (Unil)
Solenn Huitric (Unil)

Les doctorantEs membres du PDHC intéresséEs par cette journée peuvent s'inscrire jusqu'au 10 juin.

 

 

Historiales 2018

Les prochaines Historiales auront lieu le 16 février à l'Université de Neuchâtel.

Cette journée sera consacrée à des ateliers thématiques proposés par les doctorant-e-s.

Les Historiales sont aussi ouvertes aux doctorant-e-s qui ne présentent pas une communication et aux membres des unités d’histoire contemporaines qui portent le PDHC.

Les doctorants sont invités à soumettre leur proposition d'ici au 12 décembre 2017.

Vous trouverez l'appel à contribution ici.

Pour accéder au programme de cette journée, cliquez ici.

Ci-dessous, vous pouvez télécharger les papiers des participantEs en cliquant sur leur nom:

Thaïs Gendry (Unige)

Michael Hutter (Unil)

Laure Piguet (Unige)

Paulos Asfaha (Unige)

Claire Nicolas (Unil)

Anton Tarradellas (Unige)

Jérôme Gogniat (Unine)

Benjamin Zumwald (Unine)

Maylis Avaro (IHEID)

Geoffroy Legentilhomme (IHEID)

Johanna Gautier (IHEID)

Laura Villa-Aleman (Unige, Paul Bairoch)

Appel à contribution

Coopération et autogestion : expérimentations socio-politiques aux XIXe et XXe siècles

à l’école d’été 2018 organisé par l’Institut historique allemand, Paris et l’Université de Constance en partenariat avec l’Université de Rouen

Lieu : Institut historique allemand, Paris

du 17 au 19 septembre 2018

Organisateurs : Ludivine Bantigny (GRHis/Université de Rouen), Anne Kwaschik (Universität Konstanz), Sven Reichardt (Universität Konstanz)

Dans le sillage du mouvement de 1968, de nombreux modèles alternatifs d’habitat, de travail et de vie ont été expérimentés. Tant dans leurs propres descriptions que dans la recherche les concernant, ces modèles de mouvement étaient caractérisés par un rejet de la ‘froideur’ du capitalisme en faveur de l’intimité d’un collectif social établi et gouverné de manière autonome. (Reichardt, 2014) La quête d’un statut de liberté et les justifications théoriques qui sous-tendaient celle-ci étaient perçues comme les produits d’une aversion pour le principe de réalité (‘L’imagination au pouvoir!’) et s’inséraient dans la tradition d’un projet romantique. Dans ce contexte des liens ont été établis entre la lebensreform et les mouvements de réforme de la jeunesse du tournant du XXe siècle et le mouvement de 1968. Indépendamment de différences évidentes de conception et de contexte historique, il est possible d’insérer dans ce cadre conceptuel les projets de coopération de production et d’habitation socialistes qui virent le jour après 1820 sous l’impulsion d’adeptes et/ou d’opposants de Robert Owens et Charles Fournier (Kwaschik, 2017)

Cependant, ces mouvements étaient à l’origine de nouveaux espaces dont le but n’était pas seulement de s’isoler du monde extérieur, mais aussi de développer des méthodes et techniques générant des modèles de création et d’autonomie gouvernementale (les pratiques d’autogestion apparaissent dans les usines au cours des années 1970 dans de nombreux pays européens). Notamment, depuis le début des années 2000, ce dernier aspect est de plus en plus appliqué aux mouvements de 1968. (Boltanksi/Chiapello, 1999)  

L’école d’été interroge ‘le réel de l’utopie’ et explore le plus précisément possible les diverses modalités de ce ‘changement de vie’ (Bantigny, 2018 ; Riot-Sarcey, 1999). Dès lors qu’on adopte une perspective de long terme, il devient évident qu’au cours du XIXe et du XXe siècle, la mise en place de mondes alternatifs a été accompagnée, d’une part, d’un discours moraliste d’aliénation sensé décrire la réalité du présent et, d’autre part, d’expérimentations qui tendent à organiser et conférer une légitimité scientifique à la communalisation.
Par conséquent, il est nécessaire d’examiner plus attentivement, notamment du point de vue de l’histoire du savoir, les constellations qui ont conduit, dans les deux cas, à une quête d’alternatives au sein des champs contradictoires que sont la critique sociale et la communalisation, l’utopie et les expérimentations correspondantes.   

L’objectif de l’école d’été est d’ouvrir une discussion sur les connexions existant entre les diagnostics du temps présent, les expérimentations sociales et les sciences sociales aux XIXe et XXe siècles. En s’appuyant sur la perception de la modernisation en tant que processus selon Elias, l’école d’été interprète ces moments comme des transformations de l’équilibre ‘nous-je’ (Elias, 1987) et entend explorer leurs caractéristiques ainsi que les logiques qui les sous-tendent. Elle cherche à considérer de quelle manière la rencontre de modèles quotidiens de perception et de concepts scientifiques sont susceptibles de créer de nouvelles ‘idées évidentes relatives à la nature du monde et aux dimensions de son historicité’. (Speich-Chassé/Gugerli, 2012)

Axes thématiques

Nous sollicitons en particulier les contributions qui aborderont les sujets suivants (ou toutes celles en lien avec les questions précédemment mises en exergue) :

  • Pratiques communautaires/coopératives et concepts de communalisation (action de groupe versus technologies du soi)
  • Reconfiguration du travail et critiques du capitalisme
  • Idées et économie des sociétés autogérées
  • Pensée utopique, mondes alternatifs et contre-cultures
  • Concepts et théories de l’environnement ou milieux et expérimentations autour de la création d’environnements dynamiques, milieux adaptables ou contrôlés (par exemple, l’architecture)
  • Pratiques de critique et imagination politique
  • Comparaison des mouvements et des idées du XIXe et du XXe siècle
  • Interactions entre les mouvements sociaux et la question de l’espace
  • Idées et pratiques autour de la notion ‘d’authenticité’
  • Idées et pratiques autour de la notion ‘d’activisme’
  • Expériences de la politique, des affects et des émotions

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Nous invitons doctorant-e-s et post-doctorant-e-s à soumettre leur résumé (500 mots) ainsi qu’une brève biographie (pas plus d’une page) d’ici au 25 février 2018 à Hannah Voß

La langue utilisée lors de la conférence sera l’anglais. Toutefois, des exceptions seront faites pour les présentations de projets de thèse en français. L’Institut historique allemand allouera aux participant-e-s un remboursement forfaitaire des frais de transport.

L’école d’été cherche à réunir un nombre restreint de jeunes chercheuses et chercheurs (doctorant-e-s ou jeunes post-doctorant-e-s) autour de discussions avec des spécialistes internationaux, basées sur des contributions communiquées en amont (et à soumettre d’ici au 1er septembre 2018). En plus des angles historiques, nous encourageons les approches relevant de l’anthropologie sociale, de la sociologie ainsi que les approches interdisciplinaires relevant de l’histoire des sciences de l’homme.


Pour plus d’informations, prière de contacter :

https://www.geschichte.uni-konstanz.de/reichardt/

www.geschichte.uni-konstanz.de